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III.3. L’approfondissement de la connaissance réciproque

macina

L’approfondissement de la connaissance réciproque se poursuit de manière régulière – on peut même dire spectaculaire, surtout dans le monde anglo-saxon. En témoignent :

  • la littérature technique – spécialement théologique – extrêmement abondante, voire pléthorique, dont la maîtrise excède déjà les capacités d’un chercheur isolé ;
  • la multiplication des ouvrages et articles de chercheurs juifs et israéliens, consacrés au christianisme [1] ;
  • les nombreuses institutions d’enseignement ad hoc, qui ont été créées, soit dans le cadre institutionnel de l’Église, soit à l’échelon universitaire, en l’espèce de nombreuses chaires spécialisées [2].

Il n’est pas possible de faire un inventaire, même résumé, de cette élaboration intellectuelle foisonnante, sous peine de dépasser le volume de pages assigné à ce livre.

Le Communiqué de presse qui suit (11 mars 2004) illustre, s’il en était besoin, même si c’est de manière ponctuelle, la vitalité et le sérieux de ce dialogue, à l’échelon institutionnel religieux [3].

« Des cardinaux, évêques et prêtres français viennent de participer à plusieurs rencontres, à l’initiative du Congrès juif mondial (CJM), entre les courants orthodoxes du judaïsme et la hiérarchie catholique. Une délégation de neuf évêques français, conduite par le cardinal Jean-Marie Lustiger, archevêque de Paris, est rentrée, samedi [6 mars], de New York, où elle a rencontré des représentants de l’orthodoxie juive pour des échanges sur le thème « tradition et modernité ». Cette visite de six jours intervient après une rencontre à New York de cardinaux du monde entier et de représentants du judaïsme orthodoxe, les 19 et 20 janvier [2004], sur le thème : « Quel est le premier des commandements ? » […] Ces rencontres d’une « grande richesse » témoignent de la volonté du judaïsme orthodoxe et ultra-orthodoxe, particulièrement vivant aux États-Unis, « d’entrer dans une nouvelle ère de dialogue avec l’Église catholique dépassant la sphère des spécialistes », a déclaré le secrétaire du comité épiscopal français pour les relations avec le judaïsme… »


  1. Quelques titres dans ma bibliographie succincte plus générale, consacrée au relations entre juifs et chrétiens : J. Klausner, Jésus de Nazareth, sa vie, son temps, sa doctrine, Paris, Payot, Biblio historique, 1933 ; J. Isaac, Jésus et Israël, Paris, Grasset, 1959 (1ère édition, Paris, Fasquelle, 1946) ; S. Asch, Le Nazaréen, Paris, Nagel, 1947 ; G. Vermes, Jésus le Juif. Les documents évangéliques à l’épreuve d’un historien, Paris, Desclée de Brouwer, 1978 ; P. Lapide, Fils de Joseph ? Jésus dans le judaïsme d’aujourd’hui et d’hier, Paris, Desclée de Brouwer, 1978 ; F. Rosenzweig, L’étoile de la Rédemption, Paris, Seuil, 1982 ; S. Ben-Chorin, Mon frère Jésus. Perspectives juives sur le Nazaréen, Paris, Seuil, 1983 ; idem, Paul. Un regard juif sur l’Apôtre des Gentils, Paris, Desclée de Brouwer, 1999 ; B. Chouraqui, Jésus le Rabbi de Nazareth, Paris, La Différence, 1990 ; B. Finkelstein, L’écrivain juif et les Evangiles, Paris, Beauchesne, 1991; E. Fleg, Jésus raconté par le Juif errant, Paris, Albin Michel, 19932 (1ère édition, 1934) ; A. A. Kabak, Sur un sentier étroit. Pas à pas avec Jésus de Nazareth, Paris, Cerf, 1962 (1ère éd., 1937) ; J. Grunewald, Chalom Jésus. Lettre d'un rabbin d'aujourd'hui au rabbi de Nazareth, Paris, Albin Michel, 2000 ; À. Abécassis, « En vérité je Vous Le dis ». Une lecture Juive des Évangiles, Paris, Editions N° 1, 1999 ; S. Malka, Jésus rendu aux siens. Enquête en Israël sur une énigme de vingt siècles, Paris, Albin Michel, 1999 ; Jésus raconté par les juifs. Textes du IIe au Xe siècle / traduction de l’hébreu et de l’araméen par J.-P. Osier, Paris, Berg International, 1999 ; G. Israël, La question chrétienne. Une pensée juive du christianisme, LIEU, Paris, Payot, 1999 ; Leo Baeck, Les Évangiles, une source juive, traduit de l’allemand par Maurice-Ruben Hayoun, Bayard, Paris, 2002 (allemand 1938); D. Flusser, Les sources juives du christianisme. Une introduction / traduit de l’hébreu par Eva Lasry, Paris-Tel Aviv, Éditions de l'Éclat, 2003 – Original hébreu : Hameqorot hayehudiim shel hanatsrut, Tel Aviv, Israel MOD Publishing House, 1980.
  2. Voir, entre autres, Joseph Sievers, "Les multiples aspects des Études juives à Rome", in SIDIC (Bulletin du Service International de Documentation Judéo-Chrétienne), vol. XXVIII/1, Rome 1995, p. 17-21 ; Jean-Christophe Attias et Pierre Gisel éd., Enseigner le judaïsme à l’Université, Genève, Labor et Fides, 1998.
  3. Résumé détaillé d’après les notes prises par Claudine Maison, lors du Symposium, dans « Des Cardinaux et des Rabbins se rencontrent à New York », Sens, 8 (2004) p. 453-473.

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