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III.7. Le Nouveau Testament à la rescousse des résistances théologiennes

L’existence d’une certaine forme d’antijudaïsme dès les origines chrétiennes est clairement perceptible dans les textes mêmes du Nouveau Testament et n’est plus guère contestée aujourd’hui, même si les appréciations la concernant varient notablement d’un chercheur à l’autre. Cette polémique antijuive a fait l’objet d’un nombre non négligeable d’études [1]. Mais le problème le plus aigu est celui de l’usage ultérieur et contemporain des motifs antijudaïques présents dans le Nouveau Testament [2], et de la polémique entre juifs et chrétiens à propos de l’Alliance conclue entre Dieu et le peuple juif, que certains considéraient comme abolie par la « nouvelle alliance » dans le sang de Jésus (cf. Lc 22, 20, etc.). Témoin ce texte de l’auteur de l’Epître aux Hébreux (He 8, 6-13 = 10, 16-17) :

« Mais à présent, le Christ a obtenu un ministère d’autant plus élevé que meilleure est l’alliance dont il est le médiateur, et fondée sur de meilleures promesses. Car si cette première alliance était irréprochable, il n’y aurait pas lieu de lui en chercher une seconde. C’est en effet en les blâmant que Dieu déclare : ‘Voici que des jours viennent, dit le Seigneur, et je conclurai avec la maison d’Israël et la maison de Juda une alliance nouvelle, non pas comme l’alliance que je fis avec leurs pères, au jour où je pris leur main pour les tirer du pays d’Égypte. Puisque eux-mêmes ne sont pas demeurés dans mon alliance, moi aussi je les ai négligés, dit le Seigneur. Voici l’alliance que je contracterai avec la maison d’Israël, après ces jours-là, dit le Seigneur : Je mettrai mes lois dans leur pensée, je les graverai dans leur cœur, et je serai leur Dieu et ils seront mon peuple. Personne n’aura plus à instruire son concitoyen, ni personne son frère, en disant : Connais le Seigneur, puisque tous me connaîtront, du petit jusqu’au grand. Car je pardonnerai leurs torts, et de leurs péchés je n’aurai plus souvenance.’ En disant : alliance nouvelle, il rend vieille la première. Or ce qui est vieilli et vétuste est près de disparaître. « 

Pendant au moins dix-huit siècles, tant la hiérarchie de l’Église que ses théologiens et ses fidèles ont vécu tranquillement leur foi, persuadés, sur la base de ce texte en particulier, que l’Alliance de Dieu avec les juifs (généralement appelée « Ancienne Alliance ») avait été abolie par l’avènement de Jésus, qui avait établi une « Nouvelle Alliance », et qu’il ne restait aux juifs qu’une seule issue s’ils voulaient être sauvés : croire en la Nouvelle Alliance dans le Christ Jésus et se faire baptiser, c’est-à-dire devenir chrétiens.

Cette conception fut remise radicalement en question, par un passage d’une homélie du pape Jean-Paul II, prononcée à Mayence, le 27 novembre 1980, à l’adresse des communautés juives d’Allemagne. Il contenait une formule, dont le caractère révolutionnaire passa presque inaperçu, à l’époque. Soulignant le fait remarquable de la permanence de l’existence juive, le pape parlait des juifs comme du « […] peuple de Dieu de l’ancienne Alliance, qui n’a jamais été révoquée par Dieu » [3].

Ce n’est qu’en 1985 qu’un important document de l’Église, consacré à l’attitude correcte qui doit être celle des chrétiens à l’égard des juifs, s’y réfère, en la qualifiant de « remarquable formule théologique » [4].

Pourtant la réception de cette conception – au demeurant, sans précédent chez les Pères et les écrivains ecclésiastiques -, n’alla pas sans heurt et, à ce jour, on ne peut pas dire qu’elle soit totalement acceptée. L’idée même qu’un théologien – fût-il pape – puisse apparemment contredire non seulement la Tradition de l’Église, mais le Nouveau Testament lui-même, apparaissait déjà comme intolérable, en 1973, à une personnalité aussi notoire que le cardinal Jean Daniélou, lequel réagissait sévèrement à certaines parties d’une Déclaration du Comité épiscopal français [5], qui anticipait intuitivement la pensée du pape Jean-Paul II. Dans un article publié en 1973 par un quotidien parisien bien connu et qui fit sensation, le prélat déclarait [6] :

« Ce texte contient une théologie discutable du rôle actuel du peuple juif dans l’histoire du salut. Il affirme en particulier qu’on ne peut pas dire que « le peuple juif a été dépouillé de son élection » […] C’est également tout confondre que d’écrire que « la première Alliance n’a pas été rendue caduque par la Nouvelle ». Que signifient alors les termes d’Ancienne et de Nouvelle Alliance, d’Ancien et de Nouveau Testament ? […] Parler de la Nouvelle Alliance, c’est dire que l’Ancienne est dépassée. Dire que l’Ancienne Alliance n’est pas caduque, parce qu’elle est « la racine, la source, le fondement, la promesse », c’est jouer sur les mots. Car c’est précisément parce qu’elle est la promesse qu’elle implique l’accomplissement. Cela, nous devons le dire clairement et loyalement, comme l’ont dit les premiers apôtres, comme l’a dit toute l’Église. »

De manière plus diplomatique, mais dans le même esprit, A. Feuillet, un bibliste qui faisait autorité, n’exprimait pas autre chose, même s’il y mettait davantage les formes, lorsqu’il écrivait, la même année [7] :

« Le Nouveau Testament pris dans son entier proclame avec force ce que déjà les prophètes laissaient prévoir lorsqu’ils prédisaient une Nouvelle Alliance : pour quiconque a rencontré le Christ, l’Ancienne Alliance est désormais périmée, elle a été remplacée aux yeux des chrétiens par la Nouvelle Alliance. Les affirmations les plus nettes à ce sujet se trouvent sans doute dans l’Epître aux Hébreux (cf. VII, 12, 18-19 ; VIII, 7,13 ; X, 9). »

Mais c’est vers la fin des années 1980 et le milieu des années 1990, que des théologiens s’attelèrent à des études théologiques plus structurées et commencèrent à émettre des jugements théologiques sur la question, éminemment controversée, de l’abolition ou de la pérennité de l’Alliance du Sinaï [8]. Après une décennie relativement calme, au cours de laquelle commença de se dessiner un consensus plutôt favorable à la formule papale (« l’ancienne Alliance, qui n’a jamais été révoquée par Dieu »), s’exprima une dissidence savante, d’autant plus redoutable qu’elle était le fait d’un bibliste et théologien de renom, Albert Vanhoye, qui était alors secrétaire de la commission théologique internationale, dont il est devenu, entre temps, le président. Le titre même de sa contribution : « Salut universel par le Christ et validité de l’ancienne Alliance » – annonçait clairement sa perspective. Le « et » qui articule l’alternative a le sens implicite de « contrairement », et même de « par opposition à », comme en témoignent implicitement les premières lignes de l’article [9] :

« En quel sens peut-on dire, sans être infidèle à l’enseignement du corpus paulinien, que l’Ancienne Alliance n’a « jamais été révoquée par Dieu » ? Qu’en résulte-t-il pour l’affirmation de l’universalisme du salut par le Christ ? »

Évidemment, d’un point de vue chrétien, il n’y a rien à redire à une telle position de l’alternative. Mais les problèmes commencent lorsque, pour minimiser la portée de l’assertion papale, le bibliste s’efforce de tirer argument des différentes « dimensions du dialogue », évoquées par le pape, dans le but de laisser entendre que « le peuple de Dieu de l’ancienne Alliance jamais révoquée par Dieu » n’est pas le peuple juif actuel. Dans son étude, A. Vanhoye procède à une analyse très sophistiquée des passages de l’allocution papale qui lui font problème. Il en cite d’abord des extraits, dont le suivant [10] :

« La première dimension de ce dialogue, à savoir la rencontre entre le peuple de Dieu de l’Ancienne Alliance, jamais révoquée par Dieu (cf. Rm 11, 29) et celui de la Nouvelle Alliance, est en même temps un dialogue interne à notre Église, c’est-à-dire entre la première et la deuxième partie de sa Bible […] Une seconde dimension de notre dialogue – véritable et centrale – est la rencontre entre les Églises chrétiennes d’aujourd’hui et le peuple actuel de l’Alliance conclue avec Moïse. »

Ensuite, il se livre à une laborieuse exégèse de ce qu’il considère apparemment comme une distinction – signifiante, voire intentionnelle – faite par le pape lui-même [11] :

« Ce texte, on le voit, est complexe. Sa formulation se prête à plusieurs interprétations. On peut, en particulier, se demander s’il y a identité ou distinction entre « le peuple de Dieu de la vieille alliance jamais dénoncée par Dieu », mentionné pour la première dimension de ce dialogue, et « le peuple actuel de l’alliance conclue avec Moïse”, mentionné pour la deuxième dimension. »

Dans un autre passage de son article, Vanhoye est beaucoup plus péremptoire. Il émet d’abord la question rhétorique suivante [12] :

« Les textes que nous avons examinés permettent-ils de désigner le judaïsme actuel comme « […] Gottesvolk des von Gott nie gekündigten Alten Bundes » [peuple de Dieu de l’Ancienne Alliance jamais révoquée par Dieu], et de limiter, en conséquence, l’universalisme du salut par le Christ ? » [13].

Et il y donne lui-même une réponse qui ne laisse pas le moindre doute sur l’appréciation négative qui est la sienne à l’égard de toute interprétation de l’assertion de Jean-Paul II comme concernant les juifs de notre époque :

« Rappelons que le texte de Jean-Paul II, cité plus haut, n’affirme pas cette identification. Il ne parle clairement du judaïsme actuel qu’à propos de la « deuxième dimension du dialogue » et l’appelle alors « den [sic] heutigen Volk des mit Moses geschlossenen Bundes » [le peuple actuel de l’Alliance conclue avec Moïse]. »

Il est à peine besoin d’insister sur les conséquences dévastatrices d’une telle interprétation de la formulation adoptée par le pape. En fait, elle aboutit à l’abolition du caractère prégnant de ce que, comme souligné plus haut, la Commission romaine pour les relations avec le judaïsme définissait comme « une remarquable formule théologique ».

Usant de toutes les ressources de la dialectique paulinienne de la justification par la foi – telle qu’elle s’exprime dans l’Épître aux Galates (chapitres 2 et suivants) -, qu’il oppose à celle qui découle de l’accomplissement des observances de la Loi, Vanhoye s’efforce de convaincre ses lecteurs que « l’ancienne Alliance jamais révoquée par Dieu », dont il est question, est l’Alliance avec Abraham et non pas celle du Sinaï. Il affirme d’abord, à juste titre :

« Parce qu’elle est une disposition établie par Dieu et inconditionnée, la berit, ou diathêkê, de Gn 15, n’est pas susceptible de révocation. En effet, elle n’a rien d’un contrat bilatéral, qui pourrait être rompu par suite de l’infidélité d’une des deux parties à ses engagements. Si on donne à cette disposition le nom d’ancienne Alliance, on pourra évidemment ajouter « jamais révoquée par Dieu ». Dieu ne saurait être infidèle à lui-même ; lorsqu’il fait une promesse inconditionnée, il ne la révoque jamais. »[14]

Mais, quelques lignes plus loin, notre auteur reprend de la main gauche ce qu’il a concédé de la droite :

« Dans la perspective de Ga 3, 15-18, il est donc possible de parler de « l’ancienne Alliance, jamais révoquée par Dieu », en entendant par là l’Alliance avec Abraham, mais il est impossible, alors, de faire une distinction entre « le peuple de Dieu de l’ancienne Alliance », en entendant par là le judaïsme actuel, qui n’adhère pas au Christ, et « celui de la nouvelle Alliance », en entendant par là l’Église. Selon Ga 3,15-18.29, après la venue du Christ, la seule façon de se rattacher authentiquement à l’Alliance avec Abraham consiste à adhérer au Christ. »[15]

Et comme si sa propre analyse lui avait soudain fourni une nouvelle clé d’interprétation, Vanhoye revient à sa tentative précédente d’interpréter la déclaration papale à sa manière très particulière :

« C’est lorsqu’il est lu dans la perspective paulinienne de Ga 3, 15-18.29, que le texte de Jean-Paul II sur la «première dimension» du dialogue entre les deux religions, « c’est-à-dire la rencontre entre le peuple de Dieu de l’ancienne Alliance jamais dénoncée par Dieu et celui de la nouvelle Alliance », concerne effectivement « un dialogue à l’intérieur de notre Église », car il se rapporte alors à la rencontre des deux composantes de l’Église, la judéo-chrétienne et l’ethnico-chrétienne. C’est de ce dialogue qu’on peut dire qu’il est « gleichsam zwischen dem ersten und zweiten Teil » [d’une certaine manière, entre la première et la deuxième partie] de la Bible chrétienne. La phrase du pape suggère donc cette interprétation, mais le « zugleich » qu’elle contient (« est en même temps un dialogue à l’intérieur de notre Église ») semble impliquer l’existence d’une autre idée, non exprimée explicitement. »[16]

Pour autant qu’il ait correctement saisi les analyses qui précèdent, le lecteur est invité à comprendre que la « rencontre », dont parlait le pape, serait seulement celle qui se produit lorsque le chrétien lit sa Bible, une rencontre où les deux peuples de Dieu sont mis « en scène », chacun la lisant dans son « testament » propre. Quelle que soit l’utilité, pour des fidèles chrétiens, d’une telle rencontre, rendue symbolique, un lecteur attentif aura beaucoup de mal à se persuader que c’est là ce que le pape voulait signifier. En tout cas, il n’a rien dit de tel. En outre, il est difficile d’admettre qu’une déclaration pontificale, quelle qu’en soit l’importance, doive, pour être comprise, être soumise à une exégèse aussi subtile, comme s’il s’agissait d’un texte antique et vénérable, dont le contexte historique et culturel aurait complètement disparu.

Estimant avoir établi, en toute clarté et de manière convaincante, que la seule Alliance actuellement en vigueur, qui n’a « jamais [été] révoquée par Dieu », est l’Alliance avec Abraham, Vanhoye s’attelle à prouver, sur base scripturaire – Nouveau Testament d’abord, Ancien Testament ensuite -, que l’Alliance-Loi du Sinaï a été abrogée.


  1. Voir « Relations judéo-chrétiennes : bibliographie sommaire (dans l’ordre chronologique) ».
  2. Cette tendance à l'apologétique antijuive est particulièrement sensible dans l'éducation religieuse. À ce sujet, consulter, entre autres : J. Isaac, Jésus et Israël, Albin Michel, Paris, 1948 ; Paul Démann, La catéchèse chrétienne et le peuple de la Bible, préface du cardinal Saliège n° spécial des Cahiers Sioniens (n° 3-4), Paris, 1952 ; Fadiey Lovsky, Antisémitisme et mystère d'Israël, Albin Michel, Paris 1955 ; J. Isaac, Genèse de l'antisémitisme, essai historique, Calmann-Lévy, Paris 1956 ; Id., L'enseignement du mépris. Vérité historique et mythes théologiques, Fasquelle, Paris, 1962 ; Fadiey Lovsky, L'antisémitisme chrétien, anthologie de textes, Cerf, Paris 1970 ; Id., Le peuple d'Israël dans l'éducation chrétienne, Société des Écoles du Dimanche, Paris (sans date) ; J.T. Pawlikowski, Catechetic and Prejudice, Paulist Press 1973 ; E.J. Fisher, Faith without Prejudice, Paulist Press 1977 ; Attitudinal Bases of Interfaith and Interreligious Cooperation, National Association of Diocesan Ecumenical Officers, 1982 ; R. Thering, Jews, Judaism and Catholic Education, éd. Anti-Defamation League of B'nai B'rit, American Jewish Committee, Seton Hall University, 1986 ; etc.
  3. Texte original allemand dans L'Osservatore Romano des 17-18 novembre 1980, reproduit dans Acta Apostolicae Sedis (AAS), vol. 73, 1981, p. 80. Il a fait l'objet d'une traduction française, malheureusement défectueuse, dans La Documentation Catholique, n° LXXVII, 1980, pp. 1148-1149, et d'une traduction corrigée dans Istina XXXVI (1986) pp. 192-195, « La première dimension de ce dialogue, à savoir la rencontre entre le peuple de Dieu de l'Ancienne Alliance, jamais révoquée par Dieu (cf. Rm 11, 29) et celui de la Nouvelle Alliance, est en même temps un dialogue interne à notre Église, c'est-à-dire entre la première et la deuxième partie de sa Bible. À ce propos, les Directives pour l'application de la Déclaration conciliaire Nostra Aetate disent : "On s'efforcera de comprendre avant tout ce qui, dans l'Ancien Testament, conserve une valeur propre et perpétuelle […] puisque cette valeur n'a pas été oblitérée par l'interprétation ultérieure du Nouveau Testament, laquelle, au contraire, a donné à l'Ancien sa signification plus complète, de même que, réciproquement, le Nouveau a reçu de l'Ancien lumière et explication" (II). Une seconde dimension de notre dialogue - véritable et centrale - est la rencontre entre les Églises chrétiennes d'aujourd'hui et le peuple actuel de l'Alliance conclue avec Moïse. Il importe "que les chrétiens - pour reprendre les directives post-conciliaires - essayent de mieux comprendre les composantes fondamentales de la tradition religieuse du judaïsme et apprennent quelles lignes fondamentales sont essentielles pour la réalité religieuse vécue par les Juifs, selon leur propre compréhension" (Introduction). La voie de cette connaissance réciproque est le dialogue […] Je voudrais également évoquer brièvement une troisième dimension de notre dialogue. Les évêques allemands parlent, dans le chapitre qui conclut leur déclaration, des tâches qui nous sont communes. Juifs et chrétiens, les uns et les autres fils d'Abraham, sont appelés à être une bénédiction pour le monde (cf. Gn 12, 2 et ss.), dans la mesure où ils s'engagent ensemble pour la paix et la justice pour tous les hommes, peuples et nations, avec la plénitude et la profondeur dont Dieu lui-même a voulu que nous fassions preuve […] Plus ce devoir sacré imprègne notre rencontre, plus il devient une bénédiction pour nous aussi. »
  4. Notes pour une présentation correcte des Juifs et du Judaïsme dans la prédication et la catéchèse de l'Église catholique (mai 1985), II, 10.
  5. L'attitude des chrétiens à l'égard du judaïsme. Orientations pastorales du Comité épiscopal pour les relations avec le judaïsme, publiées par la Conférence épiscopale française, le 16 avril 1973, en ligne sur le site de l'Église catholique à Lyon.
  6. Cardinal Jean Daniélou, "L'Église devant le judaïsme", Le Figaro, 28-29 avril 1973. Reproduit dans La Documentation Catholique, LXX, Paris, 1973, pp. 620-621.
  7. André Feuillet, “Les rapports entre les deux Testaments et la question du judaïsme", L'Osservatore Romano, Rome, 15 juin 1973. Reproduit dans La Documentation Catholique, LXX, Paris, 1973, p. 621.
  8. Voir, entre autres, B. de Margerie, "«L'Ancienne Alliance n'a jamais été révoquée»", dans Revue Thomiste, 1987, pp. 203-241, dont la contribution est favorable à l'opinion du pape concernant la valeur toujours actuelle de l'ancienne Alliance ; N. Lohfink, Der niemals gekündigte Bund. Exegetische Gedanken zum christlich-jüdischen Dialog, Freiburg, Herder 1989, lui aussi favorable à cette assertion papale ; J. Stern, "Le peuple de l'Alliance non dénoncée, l'Église et les nations", Euntes docete, Rome, 1993, pp. 325-348, qui évoque positivement la dite formule, en s'attachant surtout aux perspectives universalistes qu'elle recèle ; A. Vanhoye, "Salut universel par le Christ et validité de l'Ancienne Alliance", dans Nouvelle Revue théologique, 116, Bruxelles 1994, pp. 815-835 (ci-après, Salut universel), qui récuse catégoriquement l’idée d’une pérennité de l’Ancienne Alliance, parallèlement à la Nouvelle ; Emmanuelle Main, "Ancienne et Nouvelle Alliance dans le dessein de Dieu. À propos d'un article récent", Nouvelle Revue théologique, 118, Bruxelles, 1996, pp. 34-58, qui critique la thèse de Vanhoye ; M. R. Macina, "Caducité ou irrévocabilité de la Première Alliance dans le Nouveau Testament. À propos de la formule de Mayence", Istina XLI (1996), Paris, pp. 347-400, dont l’analyse tente de sortir du "cercle magique" dans lequel, selon lui, l’enferme une théologie exégétique qui fait fi de l’autorité doctrinale dévolue par le Christ à son Église, communément évoquée jadis par la métaphore du "pouvoir des clés" (cf. Mt 16, 19).
  9. A. Vanhoye, Salut universel, p. 815.
  10. Salut universel, p. 815, n. 2. La citation faite ici est plus brève que celle que donne Vanhoye, en allemand, dans sa note.
  11. Salut universel, n. 2, pp. 815-816.
  12. Salut universel, p. 828.
  13. On aura remarqué, au passage, la pétition de principe. Comme on le verra plus loin, la thèse qui court en filigrane dans cet article est que le fait de reconnaître à l'ancienne Alliance une validité toujours actuelle entraîne obligatoirement une atteinte à l'universalité du salut par le Christ.
  14. Salut universel, p. 821.
  15. Ibid.
  16. Salut universel, p. 821, n. 8.

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III.7. Le Nouveau Testament à la rescousse des résistances théologiennes Copyright © 2009 by Docteur angélique. All Rights Reserved.

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