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III.9. Recours à Jérémie et à l’Épître aux Hébreux pour prouver l’abrogation de la Loi du Sinaï

Les arguments scripturaires les plus impressionnants en faveur de l’affirmation, formulée par Vanhoye, selon laquelle l’Alliance du Sinaï serait définitivement abrogée, sont tirés de l’oracle bien connu de Jr 31, 31-34. Il faut noter, cependant, que le point de départ du raisonnement du bibliste ne se trouve pas dans le livre de Jérémie lui-même, mais dans le discours de prédication qui figure en He 8, 6-13 (= 10, 16-17), et qu’il paraît utile de citer ici :

« Mais à présent, le Christ a obtenu un ministère d’autant plus élevé que meilleure est l’alliance dont il est le médiateur, et fondée sur de meilleures promesses. Car si cette première alliance avait été irréprochable, il n’y aurait pas eu lieu de lui en substituer [1] une seconde. C’est en effet en les blâmant que Dieu déclare : « Voici que des jours viennent, dit le Seigneur, et je conclurai avec la maison d’Israël et la maison de Juda une alliance nouvelle, non pas comme l’alliance que je fis avec leurs pères, au jour où je pris leur main pour les tirer du pays d’Égypte. Puisque eux-mêmes ne sont pas demeurés dans mon alliance, moi aussi je les ai négligés, dit le Seigneur. Voici l’alliance que je contracterai avec la maison d’Israël, après ces jours-là, dit le Seigneur : Je mettrai mes lois dans leur pensée, je les graverai dans leur cœur, et je serai leur Dieu et ils seront mon peuple. Personne n’aura plus à instruire son concitoyen, ni personne son frère, en disant : ‘Connais le Seigneur, puisque tous me connaîtront, du petit jusqu’au grand. Car je pardonnerai leurs torts, et de leurs péchés je n’aurai plus souvenance. » En disant : alliance nouvelle, il rend vieille la première. Or ce qui est vieilli et vétuste est près de disparaître. »

Examinons maintenant quelques extraits de l’argumentation développée par Vanhoye pour corroborer la dernière phrase de ce passage de l’Épître aux Hébreux, qui semble définitivement accréditer la certitude que la première (ou : ancienne) Alliance n’est plus en vigueur, depuis que le Christ est devenu « médiateur d’une nouvelle alliance » (cf. He 9, 15) [2] :

« Nous avons vu que l’alliance avec Abraham n’est pas susceptible de rupture, parce qu’elle consiste en une promesse inconditionnée, faite par Dieu au patriarche. Il n’en va pas de même pour l’alliance du Sinaï, car celle-ci est conditionnée : « Si vous m’obéissez », dit Dieu, en Ex 19, 5, et respectez mon alliance, je vous tiendrai pour miens [litt. : mon bien propre] parmi tous les peuples ». De ce fait, l’alliance du Sinaï est susceptible de rupture. Dans l’Ancien Testament, Dieu constate plus d’une fois que le peuple a rompu l’alliance ; lui-même, en conséquence, dénonce l’alliance. »

Il faut souligner que nulle part dans l’Ancien Testament on ne trouve la moindre mention explicite que Dieu aurait rompu son Alliance avec son peuple. Au contraire, un chapitre entier du Pentateuque (Lv 26), qui commence par une énumération des terribles châtiments qu’Israël devra endurer en conséquence de ce qu’il a rompu l’Alliance, ne s’en termine pas moins par l’affirmation que Dieu, pour sa part, ne brisera pas son Alliance (Lv 26, 14-16.44) :

« Mais si vous ne m’écoutez pas et ne mettez pas en pratique tous ces commandements, si vous rejetez mes lois, prenez mes coutumes en dégoût et rompez mon alliance en ne mettant pas en pratique tous mes commandements, j’agirai de même, moi aussi, envers vous. Je vous assujettirai au tremblement, ainsi qu’à la consomption et à la fièvre qui usent les yeux et épuisent le souffle. Vous ferez de vaines semailles dont se nourriront vos ennemis […] Cependant, ce ne sera pas tout : quand ils seront dans le pays de leurs ennemis, je ne les rejetterai pas et je ne les prendrai pas en dégoût au point d’en finir avec eux et de rompre mon alliance avec eux, car je suis L’Éternel leur Dieu. »

Outre cette claire affirmation de la fidélité de Dieu à son Alliance, malgré l’infidélité de son peuple à l’égard de cette dernière, l’Écriture comporte un autre motif : Dieu se souvient de son Alliance. On peut lire en Lv 26, 45 [3] :

« Je me souviendrai en leur faveur de l’alliance conclue avec les premières générations que j’ai fait sortir du pays d’Égypte, sous les yeux des nations, afin d’être leur Dieu, moi L’Éternel. »

Il existe deux thèmes liés à cette divine faculté de se souvenir : l’Alliance de Dieu avec les pères – comme dans le passage ci-dessus – et sa fidélité aux promesses ou aux serments faits à ces derniers [4]. Ces motifs sont clairement attestés, tant dans l’Ancien que dans le Nouveau Testament. Il arrive même que les deux motifs soient concomitants, comme dans le passage suivant du Nouveau Testament (Lc 1, 67-75) :

« Et Zacharie, son père, fut rempli d’Esprit Saint et se mit à prophétiser : Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israël, de ce qu’il a visité et délivré son peuple, et nous a suscité une puissance de salut dans la maison de David son serviteur, selon qu’il l’avait annoncé par la bouche de ses saints prophètes des temps anciens, pour nous sauver de tous nos ennemis et de la main de tous ceux qui nous haïssent. Ainsi fait-il miséricorde à nos pères, ainsi se souvient-il de son alliance sainte, du serment qu’il a juré à Abraham, notre père, de nous accorder que, sans crainte, délivrés de la main de nos ennemis, nous le servions en sainteté et justice devant lui, tout au long de nos jours. » [5].

Et il semble bien que ce soit à cette fidélité de Dieu envers les Pères et à l’égard de son Alliance, de ses serments et de ses promesses, que Paul fait allusion en Rm 9, 4-5, à propos des juifs qui n’ont pas cru dans le Christ :

« Eux qui sont israélites, à qui appartiennent [6] l’adoption filiale, la gloire, les alliances, la législation, le culte, les promesses, et aussi les patriarches […] »

En dépit de ces évidences scripturaires, Vanhoye s’en tient à une interprétation qui ne laisse aucune chance au peuple juif d’aujourd’hui, puisqu’elle situe arbitrairement sa disgrâce à l’époque biblique. Considérant la révocation de l’ancienne Alliance comme allant de soi, le bibliste décrète même que l’événement remonte à l’époque de Jérémie [7] :

« La manifestation la plus impressionnante de la rupture de l’alliance […] s’est produite au temps de Jérémie, lorsque « la colère du Seigneur contre son peuple fut telle qu’il n’y eut plus de remède. Il fit monter contre eux le roi des Chaldéens […] Il les livra tous entre ses mains […] On brûla le temple de Dieu » (2 Ch 36, 16-19). Dans l’oracle de Jérémie cité en He 8, 9, Dieu constate cette rupture bilatérale en ces termes : « Parce qu’ils ne sont pas restés dans mon alliance, moi aussi je les ai délaissés, dit le Seigneur » (Jr 38, 32 LXX [= Texte hébreu massorétique 31, 32]). L’alliance du Sinaï a donc été révoquée par Dieu, mais au moment même de la rupture, Dieu a promis de la remplacer par une nouvelle alliance, différente. »

Les mots significatifs ont été mis en italiques. Le bibliste attend-il de ses lecteurs qu’ils prennent son affirmation à la lettre ? Si c’était le cas, il faudrait admettre l’étrange idée que, depuis l’époque de l’exil à Babylone jusqu’à la mort de Jésus (soit environ six siècles), l’Alliance de Dieu avec son peuple n’existait plus ! Ainsi, des prophètes, tels Jérémie lui-même – qui prophétisa encore après l’exil -, Habaquq, Ézéchiel, Aggée, Zacharie, Malachie, n’auraient apparemment rien su d’une aussi terrible situation, ou, s’ils n’en ignoraient rien, n’y auraient pas fait la moindre allusion ! Une tel état de choses est-il crédible ?

En outre, on peut s’étonner de ce que Vanhoye parle d’une rupture « bilatérale » de l’Alliance. Faut-il rappeler que c’est de sa propre initiative que Dieu a fait alliance avec son peuple, et que sa fidélité à son engagement propre n’est absolument pas conditionnelle ? Certes, il menace son peuple et punit même sévèrement les ruptures d’Alliance dont celui-ci se rend coupable, mais nulle part dans l’Ancien Testament il n’est dit que Dieu ait abrogé son Alliance en conséquence de la non-observation, par le peuple, des clauses de cette dernière. Il ne fait même pas allusion à une telle éventualité. Au contraire, on peut lire dans les Prophètes (Jr 33, 23-26) :

« La parole de L’Éternel fut adressée à Jérémie en ces termes : N’as-tu pas remarqué ce que disent ces gens : Les deux familles qu’avait élues L’Éternel, il les a rejetées ! Aussi méprisent-ils mon peuple qui ne leur apparaît plus comme une nation. Ainsi parle L’Éternel : Si je n’ai pas [établi] mon alliance avec le jour et la nuit et si je n’ai pas établi les lois du ciel et de la terre, alors je rejetterai la descendance de Jacob et de David mon serviteur et cesserai de prendre parmi ses descendants ceux qui gouverneront la postérité d’Abraham, d’Isaac et de Jacob ! Car je vais les restaurer et les prendre en pitié. »

Or, Vanhoye ne prête aucune attention à des textes tels que celui-ci, bien qu’il parle clairement de la pérennité de l’Alliance de Dieu (v. 25 a), sans que le peuple ait quelque mérite à bénéficier d’une telle grâce. Mais ce qui frappe le plus, c’est la méthode du savant ecclésiastique. Pourtant, qui mieux qu’un bibliste de métier sait à quel point il faut tenir compte du genre littéraire du passage qu’il entend interpréter ? Il n’ignore pas non plus qu’il convient d’être attentif à ce qu’on appelle «l’intention de l’auteur sacré» (Dei Verbum, 12 § 2) [8]. Or, même une lecture superficielle du chapitre 31 du Livre de Jérémie, dans lequel figure la prophétie de la Nouvelle Alliance, montre que son genre littéraire est celui de l’apocalyptique et que l’intention du prophète était de prédire des événements futurs relatifs à l’ère messianique [9]. S’appuyer exclusivement sur l’interprétation christologique de la Nouvelle Alliance, telle qu’elle figure dans l’Épître aux Hébreux, et surtout s’en servir comme d’un argument doctrinal et apologétique pour prouver le caractère caduc de la première Alliance, n’aboutit qu’à renforcer les différences et à aiguiser l’opposition entre la Première Alliance et la Nouvelle. En tout état de cause, tel semble bien être le cas des assertions suivantes de Vanhoye [10] :

« C’est précisément dans cette perspective [de rupture de la Première Alliance et de promesse d’une Nouvelle] que l’épître aux Hébreux parle de la première diathêkê. S’appuyant sur l’oracle de Jérémie [Jr 31, 31-34], l’auteur présente celle-ci comme imparfaite et provisoire : « Si cette première avait été sans reproche, il ne serait pas question de la remplacer par une deuxième » (He 8, 7 ; trad. TOB). L’oracle de Jérémie révèle que l’alliance du Sinaï était défectueuse et devait donc être remplacée. L’auteur cite alors le texte qui, à l’alliance du Sinaï, oppose l’annonce d’une alliance nouvelle, et il conclut : « En parlant d’une alliance nouvelle, il a rendu ancienne la première ; or, ce qui devient ancien et qui vieillit est près de disparaître » (He 8, 13). L’intention de ce texte est évidente. L’auteur souligne que Dieu lui-même est intervenu contre l’alliance du Sinaï ; il « l’a rendue ancienne ». Le verbe est au parfait et exprime donc une action qui a produit un résultat définitif. Au lieu de « rendue ancienne », on peut traduire « rendue périmée », car le verbe utilisé comporte cette nuance et le contexte la suggère ici. »

À ce stade, il doit être clair que le fait de remettre en cause ces vues de Vanhoye, ne constitue en rien un déni de son droit absolu d’émettre des opinions comme celles examinées ici. Mais les problèmes commencent lorsqu’un passage du Nouveau Testament – en l’occurrence, « la première [Alliance] devenue ancienne et près de disparaître » (He 8, 13) – est en quelque sorte opposé à une aussi « remarquable formule théologique » [11] que celle volontairement employée par le pape Jean-Paul II : « le peuple de Dieu de l’Ancienne Alliance jamais révoquée par Dieu » [12]. Et la situation empire lorsqu’en une matière qui n’a pas encore fait l’objet d’une interprétation doctrinale de la part de l’Église, un bibliste présente sa position comme la seule doctrine acceptable pour un chrétien, ainsi qu’en témoigne cette phrase de lui [13] :

« Mais on est certainement infidèle à sa doctrine [celle de l’auteur de l’Épître aux Hébreux], si l’on dit, en pensant à l’alliance du Sinaï, que Dieu ne l’a jamais révoquée et qu’elle continue donc à être, pour le judaïsme postérieur à l’évangile, une voie de salut indépendante du Christ Jésus. »


  1. Remarquons, au passage, à quel point la traduction, que fait la Bible de Jérusalem, du mot grec ezèteito - qu'elle rend par "substituer" - est inconsciemment influencée par la fameuse théologie, si justement qualifiée «de la substitution». La TOB ne fait guère mieux en traduisant "remplacer". La traduction mot à mot donnerait quelque chose comme : "Il n'y aurait pas lieu (ou : il n'y aurait pas besoin) d'en chercher une seconde", ce qui, on en conviendra, n'implique pas l'abolition, mais plutôt la coexistence, côte à côte, de ces deux alliances. En citant ce passage, Vanhoye n'a pas pris soin de se reporter au texte original et suit la Bible de Jérusalem (cf. Salut universel, p. 831).
  2. Salut universel, p. 830.
  3. Ici, il s'agit clairement de l'Alliance du Sinaï. Voir aussi : Gn 9, 15.16; Ex 2, 24; 6, 5; Lv 26, 42; 1 M 4, 10; 2 M 1, 2; Ps 105, 8; 106, 45; 111, 5; Jr 14, 21; Ez 16, 60; Lc 1, 72; etc.
  4. Voir M. Remaud, À cause des pères. Le « mérite des pères » dans la tradition juive, Louvain, Peeters, 1997.
  5. Voir aussi, inter alia : Lv 26, 45; 1 R 8, 21; 2 R 13, 23; 17, 15; 1 M 2, 50; 4, 10; Sg 12, 21; 18, 22; Si 44, 23; Jr 11, 10; 31, 32; Ml 2, 10; Rm 15, 8.
  6. On peut se demander s'il est possible de considérer comme dénuée de toute visée apologétique la traduction alternative, suggérée et ajoutée entre parenthèses par Vanhoye, lorsqu'il cite ce verset (Salut universel, p. 824) : « ou : ont appartenu ». De fait, cet ajout d'un verbe (absent du texte original), de surcroît mis au passé accompli, ne semble pas innocent. Il est de nature à accréditer l'idée que, certes, tous les avantages cités par l'Apôtre ont été l'apanage du peuple juif, jadis, mais que ce n'est plus le cas dorénavant. La phrase nominale utilisée par le Nouveau Testament semble bien, au contraire, connoter un état de fait intemporel, ou qui, s'il a eu lieu dans le passé, dure encore.
  7. Salut universel, p. 831. Trop peu de biblistes tiennent compte du fait qu'en 31, 32, Jérémie vise le royaume du Nord. Un siècle après la disparition de Samarie, le prophète n'a pas encore pris son parti de la disparition des dix tribus du Nord. Conformément à la règle de «l'intention de l'auteur sacré», il semble que tout l'oracle concerne, au sens premier, la renaissance d'Israël-Jacob, c'est-à-dire du royaume du Nord. Il est tout à fait étranger à l'idée d'une rupture d'alliance, même avec les tribus israélites du Nord.
  8. Ce propos d’un exégète corrobore cette interprétation : « En résumé, des textes bibliques tardifs montrent que, dans les périodes exiliques et post-exiliques, la conception d’une alliance inconditionnelle, par laquelle Yahweh et Israël restent en relation permanente, l’a emporté sur celle d’une alliance conditionnelle qui pourrait être brisée. » (S. David Sperling, "Rethinking Covenant in Late Biblical Books", dans Biblica 70, 1989, p. 72).
  9. À titre de démonstration, il paraît utile de reproduire ici quelques extraits de Jr 31 (le passage en italiques est cité avec des variantes en He 8, 8-12) : "En ce temps-là - oracle de L’Éternel - je serai le Dieu de toutes les familles d'Israël, et elles seront mon peuple […] Il a trouvé grâce au désert, le peuple échappé à l'épée. Israël marche vers son repos. De loin L’Éternel m'est apparu […] Nations, écoutez la parole de L’Éternel […] Celui qui dispersa Israël le rassemble […] Ils viendront, criant de joie, sur la hauteur de Sion […] Voici venir des jours - oracle de L’Éternel - où j'ensemencerai la maison d'Israël et la maison de Juda d'une semence d'hommes et d'une semence de bétail. Et de même que j'ai veillé sur eux pour arracher, pour renverser, pour démolir, pour exterminer et pour affliger, de même je veillerai sur eux pour bâtir et pour planter - oracle de L’Éternel - […] Voici venir des jours - oracle de L’Éternel - où je conclurai avec la maison d'Israël et la maison de Juda une alliance nouvelle […] Je mettrai ma Loi au fond de leur être et je l'écrirai sur leur cœur. Alors, je serai leur Dieu, et eux seront mon peuple […] tous me connaîtront, des plus petits jusqu'aux plus grands - oracle de L’Éternel - parce que je vais pardonner leur crime et ne plus me souvenir de leur péché. Ainsi parle L’Éternel, lui qui établit le soleil pour éclairer le jour, commande à la lune et aux étoiles pour éclairer la nuit […] Si jamais cet ordre venait à faillir devant moi - oracle de L’Éternel - alors la race d'Israël cesserait aussi d'être une nation devant moi pour toujours […] Voici venir des jours - oracle de L’Éternel - où la Ville sera reconstruite pour L’Éternel […] Et toute la vallée, avec ses cadavres et sa cendre […] seront consacrés à L’Éternel. Il n'y aura plus jamais de destruction ni de démolition [cf. Ap 22, 3]".
  10. Salut universel, p. 831. Concernant l'utilisation, par Vanhoye, du mot "remplacer", dans la citation d'He 8, 7, voir, ci-dessus, n. 152.
  11. Voir plus haut.
  12. Voir plus haut.
  13. Salut universel, p. 834.

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III.9. Recours à Jérémie et à l’Épître aux Hébreux pour prouver l’abrogation de la Loi du Sinaï Copyright © 2009 by Docteur angélique. All Rights Reserved.

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