VI.3. L’unité des juifs et des chrétiens dans la littérature chrétienne des deux premiers siècles

Il faut rappeler qu’un véritable judéo-christianisme orthodoxe a existé dans l’Église primitive [1]. Les quelques attestations scripturaires évoquées ci-dessus ne sont pas les seules. Il en existe d’autres chez les Pères et dans la littérature religieuse des premiers siècles. Pratiquement inconnus du grand public chrétien, voire de nombreux théologiens, ces textes sont rarement évoqués, sans doute parce qu’ils paraissent sans valeur pour la foi chrétienne. Tels qu’ils sont, toutefois, et compte tenu du naufrage de la quasi-totalité des écrits de cette époque, ils constituent un témoignage qu’il serait dommage de négliger. En effet, ils jettent sur la nature judéo-chrétienne de l’Église primitive une lumière, certes faible, mais qui vaut tout de même mieux que l’obscurité totale dont s’accommode trop volontiers une certaine recherche qui, déjà réticente à l’égard du phénomène contesté qu’est le judéo-christianisme historique, est réfractaire à toute tentative d’en tirer un enseignement pour la réflexion actuelle de l’Église.

Le premier témoignage figure dans un document dont le contenu est qualifié de légendaire et romanesque par de nombreux spécialistes : les Homélies Pseudo-Clémentines [2]. Et de fait, on y trouve des récits et des interprétations qui surprennent, en ce qu’ils nous révèlent un monde conceptuel foisonnant d’images et de récits à allure mythique et de facture légendaire, dans le style des Pseudépigraphes et Apocryphes, juifs ou chrétiens, et dans celui de l’historiographie ou de la littérature judéo-hellénistiques [3]. Il est à peine besoin de préciser que cet ouvrage n’a aucun caractère canonique. Son principal intérêt, pour notre propos, est de contenir ce texte étonnant [4] :

« C’est pourquoi Jésus est caché aux yeux des Hébreux qui ont reçu Moïse pour docteur, et Moïse est voilé aux yeux de ceux qui croient en Jésus. Comme l’enseignement transmis par l’un et par l’autre est le même, Dieu accueille favorablement l’homme qui croit à l’un des deux. Mais croire à un maître doit aboutir à faire ce que Dieu commande. Qu’il en soit ainsi, c’est ce qu’a déclaré notre Seigneur lui-même par ces paroles : « Je te rends grâce, Père du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux anciens et les as révélées aux enfants à la mamelle qui ne parlent pas encore. » [cf. Mt 11, 25]. Ainsi, Dieu lui-même a caché le docteur aux uns parce qu’ils savaient déjà ce qu’il faut faire, et il l’a révélé aux autres parce qu’ils ignoraient ce qu’il faut faire. Donc ni les Hébreux ne sont condamnés pour ignorer Jésus, puisque c’est Dieu qui le leur a caché, à condition naturellement d’accomplir les préceptes transmis par Moïse et de ne pas haïr celui qu’ils ignorent ; ni non plus les croyants venus de la gentilité ne sont condamnés pour ignorer Moïse, puisque c’est Dieu qui l’a voilé à leurs yeux, à condition, eux aussi, d’observer les préceptes transmis par Jésus et de ne pas haïr celui qu’ils ignorent [5] […] Au reste, si quelqu’un reçoit la grâce de connaître les deux [Moïse et Jésus] à la fois, ceux-ci prêchant une seule et même doctrine, cet homme doit être compté comme riche devant Dieu, puisqu’il comprend que les choses anciennes sont nouvelles dans le temps et que les choses nouvelles sont anciennes. »

Voici encore deux autres témoignages de ce moment judéo-chrétien de l’Église des origines, rapportés par le célèbre philosophe et apologiste, Justin martyr (100-165), Père de l’Église tout ce qu’il y a de plus orthodoxe, dans son fameux Dialogue (réel ou fictif) avec le juif Tryphon [6] :

« Tryphon reprit : Si quelqu’un, sachant qu’il en est ainsi, c’est-à-dire, connaissant que celui-là est le Christ, croyant en lui et lui obéissant, veut également observer ces prescriptions [celles de la Loi juive], sera-t-il sauvé ? demandait-il. – Moi : Du moins à ce qu’il me semble, Tryphon, je dis que celui-là sera sauvé, pourvu qu’il ne cherche absolument pas à persuader les autres hommes, c’est-à-dire ceux des nations qui ont été circoncis de l’erreur par le Christ, d’observer les mêmes prescriptions que lui, en disant que sans les observer ils ne seront pas sauvés, comme toi-même le faisais au début de l’entretien, en déclarant que je ne serais pas sauvé si je ne les observais pas. »

Justin ne cache pas que son opinion est loin d’être partagée par tous, mais il persiste dans son attitude favorable – plus condescendante qu’enthousiaste, il faut bien le reconnaître – envers ces croyants juifs qui ne peuvent renoncer à leurs pratiques traditionnelles, et même envers les chrétiens venus de la gentilité qui veulent aussi judaïser [7] :

« Il en est… [qui] se refusent même à partager la table ou la conversation de gens de cette sorte. Je ne suis pas, quant à moi, de leur avis. Car si par faiblesse de jugement ceux-là veulent observer tout ce qu’ils peuvent aujourd’hui des prescriptions de Moïse – instituées, nous le savons, à cause de la dureté de cœur du peuple – tout en espérant en ce Christ et en observant en même temps ce qui est éternellement et par nature pratique juste et pieuse, s’ils consentent à vivre avec les chrétiens et les croyants, sans les persuader, ainsi que je l’ai dit, de se faire circoncire comme eux, de pratiquer le sabbat ou toutes les prescriptions semblables qu’il est possible de respecter, il faut, je le déclare, les accueillir et frayer avec eux en toutes choses, comme avec des frères nés des mêmes entrailles […] Quant à ceux qui se laissent persuader par eux de vivre selon la loi, tout en continuant à confesser le Christ de Dieu, j’admets qu’ils puissent être sauvés. »

On retiendra la formule magnifique : « comme avec des frères nés des mêmes entrailles » !

VI.4. Échos rabbiniques surprenants de la thèse chrétienne du « remplacement » [8]

Environ deux siècles plus tard, alors que la rupture est depuis longtemps consommée entre le judaïsme et ce qui est devenu la religion chrétienne, deux rabbins semblent reconnaître que les chrétiens les ont supplantés, même si ce n’est que pour un temps, ainsi que l’atteste ce texte talmudique inattendu (T.B. Sanhedrin 98 b) :

« Que signifie : Toute face est devenue livide (Jr 30, 6) ? – Rabbi Yohanan a dit : Il s’agit de la famille divine d’en haut [les anges] et de la famille divine d’en bas [Israël]. Et cela aura lieu [aux temps messianiques] lorsque le Saint, béni soit-Il, se dira : les uns [les idolâtres] et les autres [Israël] sont l’œuvre de mes mains. Comment pourrais-je perdre les premiers pour ne laisser subsister que les derniers ? Rav Pappa a dit : c’est comme le dicton populaire : quand le bœuf a couru et est tombé, on met le cheval à l’étable à sa place. »

Rachi [9] commente ainsi ce passage :

« Ce que ne voulait pas faire [son maître, Dieu], avant la chute du bœuf, parce qu’il lui était extrêmement cher. Et lorsque, un jour ou l’autre, le bœuf est guéri de sa chute, il est difficile [au maître] d’évincer le cheval au profit du bœuf, alors que lui-même l’a mis [en place]. De même, le Saint, béni soit-Il, voyant la chute d’Israël, a donné sa grandeur aux idolâtres. Et lorsque Israël se convertit et est racheté, il lui est difficile de perdre les idolâtres au profit d’Israël. »

Ces textes, au demeurant fort différents, sont porteurs d’un espoir. Dieu seul connaît les temps et les modalités d’accomplissement pour la réunion de ces « frères nés des mêmes entrailles ». Mais les chrétiens ne doivent pas s’attendre à ce que les juifs, qui ont résisté à plus de dix-huit siècles de tentatives de conversion et d’assimilation, confessent demain la messianité – et encore moins la divinité – de Jésus, et demandent à recevoir le baptême. On comprendra que les chrétiens voient, dans « l’admission » des juifs, une « vie d’entre les morts » (cf. Rm 11, 15). Mais ils ne doivent pas oublier qu’au témoignage de Paul, eux-mêmes ne sont « sauvés qu’en espérance » (cf. Rm 8, 24), et qu’il leur est recommandé de ne pas « s’enorgueillir », sous peine d’être « retranchés, eux aussi » (cf. Rm 11, 20-22), le jour où ils « désobéiront » à Dieu. Témoin ce passage impressionnant (Rm 11, 28-33) :

« Ennemis, il est vrai, selon l’Évangile, à cause de vous, ils sont, selon l’élection, chéris à cause de leurs pères. Car les dons et l’appel de Dieu sont sans repentance. En effet, de même que jadis vous avez désobéi à Dieu et qu’au temps présent vous avez obtenu miséricorde grâce à leur désobéissance, eux de même au temps présent ont désobéi grâce à la miséricorde exercée envers vous, afin qu’eux aussi ils obtiennent au temps présent miséricorde. Car Dieu a enfermé tous les hommes dans la désobéissance pour faire à tous miséricorde. O abîme de la richesse, de la sagesse et de la science de Dieu! Que ses décrets sont insondables et ses voies incompréhensibles! ».

– Il faut souhaiter que les théologiens juifs soient attentifs à la réflexion et à l’enseignement des pasteurs de l’Église en matière de relations avec le judaïsme et ne leur prêtent pas d’arrière-pensées missionnaires.

– Il faut souhaiter que les théologiens catholiques se réfèrent à l’enseignement des évêques, qui sont garants de la foi et de la Tradition apostolique et ont la charge de l’authenticité doctrinale. Au lieu de critiquer les aspects de leur enseignement qui leur paraissent discutables, ou de mettre en garde contre les déviations doctrinales auxquelles, à leur avis, ils peuvent donner lieu, qu’ils contribuent plutôt à l’avancement et à l’approfondissement de la réflexion prophétique de leur Église concernant le peuple juif, en lui donnant forme théologique et didactique, ce qui est proprement leur tâche.

– Il faut souhaiter aussi que soient entendues et méditées comme elles le méritent ces considérations de Mgr R. Etchegaray, extraites d’une conférence donnée par lui, le 24 mai 1981, à l’Amitié judéo-chrétienne de France [10] :

« l’Église sait qu’elle ne peut être l’Église de tous les peuples sans ce lien avec le peuple juif d’aujourd’hui. Elle croit qu’elle reste toujours liée à ce peuple, dans son histoire et dans sa permanence. Au moment où juifs et chrétiens examinent ensemble les rapports inversés qu’ils ont eus au cours de leur histoire, ne pourraient-ils pas se retrouver dans le mystère du dessein de Dieu, comme deux formes de l’Unique Peuple de Dieu, ainsi que le pensait le philosophe juif Franz Rosenzweig [11] ? Il ne doit pas être question, certes, ni pour le judaïsme, ni pour le christianisme, de trahir chacun sa propre identité. Mais tant que la théologie n’aura pas répondu, d’une manière claire et ferme, au problème de la reconnaissance, par l’Église, de cette vocation permanente du peuple juif, le dialogue judéo-chrétien demeurera superficiel et court, plein de restrictions mentales. Commentant l’image paulinienne (Rm 11, 16-24) de l’olivier franc sur lequel ont été greffés les rameaux de l’olivier sauvage que sont les païens, un théologien allemand [12] […] arrive à cette conclusion : « Si cet olivier, c’est-à-dire Israël, grâce à sa racine, porte l’Église, celle-ci continue donc de vivre d’Israël, et ne peut s’en passer si elle ne veut pas se faner ». Voilà pourquoi l’avenir du mouvement œcuménique entre les Églises chrétiennes est lié à la prise de conscience que le lien avec Israël est le test de la fidélité de l’Église au même Seigneur. La « déchirure de l’absence » [13] […] c’est un manque d’espérance : elle empêche les chrétiens de comprendre pleinement le plan de Dieu. Nous devons regarder la rupture des origines comme le premier schisme, le « prototype des schismes » [14] […] au sein du corps unique de la communauté de Dieu. »

– Il faut souhaiter, enfin, que les pasteurs de l’Église soient fidèles à l’esprit prophétique et relisent le Nouveau Testament à la lumière du mystère d’Israël. C’est l’exemple que donnent les évêques allemands qui ont pris au sérieux le passage d’Ac 1, 6-8, au point d’y lire, fort justement, semble-t-il, le rétablissement eschatologique d’Israël [15] :

« Dans les Actes des Apôtres, on trouve l’affirmation prophétique du rétablissement eschatologique d’Israël. Ainsi, les apôtres interrogent le Ressuscité : « Est-ce maintenant le temps où tu vas rétablir le Royaume pour Israël ? ». Dans sa réponse, Jésus ne disqualifie pas cette question des Apôtres comme étant absurde, il fait seulement allusion au fait que le Père seul, dans sa Toute-Puissance, a décidé du temps fixé pour ce “rétablissement” du royaume pour Israël. »

Il n’est pas interdit de resituer ces réflexions dans le contexte de la prophétie messianique d’Isaïe, qui, selon ma perception, exprime typologiquement le thème de la réunion des deux parties d’Israël :

« Ce jour-là, la racine de Jessé, qui se dresse comme un signal pour les peuples, sera recherchée par les nations, et sa demeure sera glorieuse. Ce jour-là, L’Éternel étendra la main, une seconde fois, pour racheter le reste de son peuple […] Il dressera un signal pour les nations et rassemblera les bannis d’Israël. Il regroupera les dispersés de Juda des quatre coins de la terre. Alors cessera la jalousie d’Ephraïm, et les ennemis de Juda seront retranchésEphraïm ne jalousera plus Juda et Juda ne sera plus hostile à Ephraïm […] Et il y aura un chemin pour le reste de son peuple […] comme il y en eut pour Israël, quand il monta du pays d’Égypte. » (cf. Is 11, 10-16).

Et pourquoi ne pas y voir une typologie, encore cachée aux yeux des uns et des autres, de l’unité finale des juifs et des chrétiens, selon le dessein de Dieu ?

L’avenir seul dira si les belles avancées relevées au fil des textes évoqués dans cette étude – et qui sont, pour l’heure, plus « mystiques » que proprement théologiques – trouveront leur expression dans le corps même de la doctrine de l’Église.


  1.  La bibliographie est immense. Voir, entre autres ouvrages classiques : F. Manns, Bibliographie du judéo-christianisme, Jérusalem, 1879 ; Marcel Simon, Verus Israel. Etude sur les relations entre chrétiens et juifs dans l’empire romain (135-425), Paris, 1983 ;  S.C. Mimouni, Le judéo-christianisme ancien : essais historiques, collection “Patrimoines”, Cerf, Paris, 1998 ; etc.
  2.  La date la plus ancienne assignée à cet écrit par la recherche est 200 de notre ère. Mais certains chercheurs proposent une date beaucoup plus tardive. On trouvera un bref état de la question dans S.G. Wilson, Related Strangers. Jews and Christians 70-170 C.E., Minneapolis, Fortress Press 1995, pp. 150-152 et notes afférentes, p. 353. Wilson renvoie, avec raison, à « a useful review of critical opinions on the Pseudo-Clementines […] given by F. Stanley-Jones, "The Pseudo-Clementines : a History of Research", Second Century, 2 (1982) 1-33, 63-96 ». La bibliographie du sujet est extrêmement technique. L’ouvrage de référence est en allemand : G. Straecker, Die Juden-Christentum bei den Pseudo-Klementinen, Berlin, 1958.
  3.  C’est-à-dire n’appartenant pas au canon des Écritures, tant juives que chrétiennes. La valeur théologique et spirituelle, voire historique, d’une partie de ces ouvrages est indiscutable, mais n’est connue que des spécialistes. On se limitera ici à deux références en français : Albert-Marie Denis, Introduction aux Pseudépigraphes d’Ancien Testament, E.J. Brill, Leyden (Pays-Bas), 1970 ; La Bible. Écrits Intertestamentaires, édition publiée sous la direction d’André Dupont-Sommer et Marc Philonenko, dans la collection de la Pléiade, Gallimard, 1987.
  4.  Homélie VIII, 5-7, citée ici, avec une légère correction, d’après la traduction française de A. Siouville, Les Homélies Clémentines, Paris 1933, pp. 209-210.
  5.  On trouve un intéressant écho de cette conception dans un commentaire de Romains 11, rédigé en syriaque par l'évêque nestorien Isho‘dad de Merw (IXe s.), connu pour utiliser des sources anciennes : « [Dieu a] enfermé [tous les hommes dans la désobéissance], c'est-à-dire : il les a laissés [dans cette ignorance] et ne les [y] a pas contraints, ni les Juifs ni les Gentils; mais il a puni cette désobéissance, cette contestation des croyants circoncis avec les incirconcis, adjurant les deux parties de ne pas s'exalter l'une aux dépens de l'autre, et de ne pas détruire l'espoir l'une de l'autre, par cette [phrase] : 'Je veux, frères, que vous connaissiez ce mystère' [cf. Rm 11, 25] […] ». Traduit de Commentaries of Isho‘dad of Merw, dans Horae Semiticae XI, vol. V, part II (trad.), pp. 18-19.
  6.  Dial., 47.1, cité d’après Justin martyr, Dialogue avec Tryphon, Édition critique, Vol I, traduction, commentaire par Philippe Bobichon, Département de Patristique et d’Histoire de l’Eglise de l’Université de Fribourg, collection "Paradosis", vol 47/1, Academic Press Fribourg, 2003, éd. Migne, 1994, p. 301. (Ci-après : Justin, Tryphon).
  7.  Justin, TryphonIbid., 47.2 et 3, pp. 301-303. La seule attitude que condamne Justin - et c'est bien normal, de son point de vue - est celle-ci (Ibid., p. 303) : « Mais ceux qui, après avoir confessé et reconnu que celui-ci est le Christ, se (re)mettent, pour une raison quelconque, à vivre selon la loi, niant qu'il est le Christ, et avant la mort ne se sont pas repentis, je déclare qu'ils ne seront pas sauvés du tout. »
  8.  Ou théologie de la substitution.
  9.  Sur ce célèbre commentateur médiéval de la Bible et du Talmud, voir, ci-dessus, note 191.
  10.  Le texte de cette conférence a paru dans le Supplément à L'Église aujourd'hui à Marseille, n° 23, du 21 juin 1981.
  11.  Sur ce philosophe juif qui faillit se convertir au christianisme et revint finalement à la religion de ses pères, non sans avoir tenté de systématiser sa vision personnelle du rôle complémentaire des deux grandes religions, voir, entre autres : F. Rosenzweig, L'Étoile de la Rédemption, Paris, éd. du Seuil, 1982, rééd. 2003 ; S. Moses, Système et Révélation - La philosophie de F. Rosenzweig, Paris, éd. du Seuil 1982 ; J. Gutmann, Histoire des philosophies juives. De l'époque biblique à Franz Rosenzweig, Paris, éd. Gallimard 1994, pp. 457-493 (trad. de l'original anglais : Philosophies of Judaism, 1964).
  12.  Il s'agit de F. Mussner, Traité sur les Juifs, Paris, éd. du Cerf, 1981.
  13.  Allusion à l'ouvrage de Fadiey Lovsky, La déchirure de l'absence, Paris, Calmann-Lévy, 1971.
  14.  L'expression est de Claude Tresmontant.
  15.  L'Église et les Juifs, Document de la Conférence des Évêques allemands, III, 1, Bonn 1980. Passage cité et traduit d'après More Stepping Stones, op. cit., p. 134.

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